Le Paludisme dans le monde

 CARTE PALU1

 

Définitions et causes

paludismeLe paludisme (ou Malaria) est une pathologie infectieuse tropicale transmise à l’homme par certaines espèces de moustiques.

Elle est due à un parasite (Plasmodium) qui est transmis à l’homme les piqûres de moustiques du genre « anophèle » infectés, appelés «vecteurs du paludisme», qui piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin.

En piquant une personne, elle injecte dans le derme un peu de salive destinée à empêcher le sang de coaguler. En piquant une personne, le moustique anophèle injecte dans le derme un peu de salive destinée à empêcher le sang de coaguler. Lorsque l’anophèle est porteur de Plasmodium, sa salive est contaminante. Après la piqûre, le parasite gagne le foie de la personne par le biais de la circulation sanguine, où ils se multiplient en passant inaperçus.Il existe 4 types de Plasmodium :

Des cas de paludisme dus à un parasite du singe, Plasmodium knowlesi, sont signalés régulièrement depuis 2004 chez des voyageurs ayant séjourné en zones forestières d’Asie (Malaisie, Philippines, Singapour, etc.).

Le Plasmodium falciparum est le Plasmodium le plus mortel. Les Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax sont les plus répandus dans le monde.

La transmission du plasmodium dépend de différents facteurs liés au parasite, au vecteur, à l’environnement, à l’hôte, conditions climatiques précipitations, la température et l’humidité) .

Le paludisme est une maladie à la fois grave et peut être mortelle sans traitement approprié elle reste aujourd’hui l’une des maladies infectieuses les plus répandues dans le monde :

Cette maladie représente encore aujourd’hui un véritable fléau à échelle mondiale même s’il existe aujourd’hui des solutions efficaces pour s’en prévenir et pour se soigner

Le paludisme est une maladie que l’on peut donc éviter et dont on guérit grâce aux différentes thérapeutiques existantes.

paludisme enfant207 millions de cas par an et 627 000 morts !(source OMS)

On est TOUS concernés par le paludisme (ou Malaria) dès lors qu’on voyage dans un pays où cette maladie est présente.

Certaines catégories de personnes sont particulièrement à risque :

On y retrouve en premier lieu les jeunes enfants vivant dans des zones endémiques et qui n’ont pas encore développer d’immunité contre les formes les plus sévères de la maladie.
Les femmes enceintes non immunisées chez qui le paludisme peut entraîner des fausses couches et un faible poids de naissance chez le nouveau-né.
Les voyageurs internationaux en provenance de régions non touchées par le paludisme.
Cette maladie représente un risque sanitaire que les voyageurs se rendant dans les zones touchées doivent toujours garder à l’esprit en respectant un ensemble de mesures préventives.                                                     

-En Afrique : chaque minute un enfant meurt du paludisme !
-Près de la moitié de la population mondiale est exposée au paludisme.
-La plupart des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie surviennent en Afrique

Néanmoins, l’Asie, l’Amérique latine,le Moyen-Orient et certaines parties de l’Europe ne sont pas épargnés mais sont concernés dans une moindre mesure.

* Selon les estimations de l’OMS (en 2012)
 – 207 millions de cas de paludisme (avec une marge d’incertitude comprise entre 135 millions et 287 millions)
 – 627 000 décès (avec une marge d’incertitude comprise entre 473 000 et 789 000).

Quels sont les symptômes ?

Le paludisme est une maladie caractérisée par des épisodes de fièvre aiguë. Les symptômes apparaissent au bout de 7 jours ou plus (généralement 10 à 15 jours) après la piqûre de moustique.
Les premiers symptômes sont les suivants : fièvre, maux de tête, frissons, vomissements, douleurs musculaires. L’intensité des symptômes dépend des personnes infectées et peuvent parfois être difficiles à attribuer au paludisme.

En fonction de l’espèce de parasite concernée, l’évolution de la maladie varie.S’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une forme sévère souvent mortelle.
Dans le cas d’un paludisme dû à un Plasmodium Falciparum, on peut observer des accès palustres graves, dits pernicieux qui se traduisent par une atteinte cérébrale (neuropaludisme).

Les symptômes sont alors les suivants : fièvre très élevée (41-42 °C), troubles neurologiques graves avec troubles de la conscience (convulsions, coma, signes de méningite) et divers signes de type : anémie importante, hypoglycémie, troubles de la coagulation et hémorragies.
Dans les zones endémiques, les personnes peuvent parfois être partiellement immunisées et il peut y avoir des infections sans symptômes apparents (asymptomatiques).

Si l’un ou plusieurs symptômes apparaissent consulter rapidement un médecin

Se protéger du paludisme

Une des règles principales pour se protéger du paludisme c’est d’éviter les piqûres de moustique qui se font principalement entre le coucher et le lever du soleil

Les mesures de protection recommandées les suivantes :

1-Dormir sous une moustiquaire à imprégnation durable: Les moustiquaires doivent être imprégnées d’un insecticide de qualité et être utilisées systématiquement dans les zones endémiques.Les moustiquaires à imprégnation durable ou de longue durée (MID ou MILD) sont celles qui sont les plus fréquemment utilisées et recommandées notamment par l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

2-Utiliser des vêtements protecteurs qui protègent l’ensemble du corps et appliquer un répulsif anti-moustiques d’appliquer un répulsif sur les zones du corps non recouvertes.Il existe différentes classes d’insecticides et de nombreux sont contre indiqués chez la femme enceintes et sont à utiliser avec précaution chez l’enfant (par conséquent il est important de lire attentivement la notice d’utilisation du répulsif choisi)

La HAS recommande notamment les répulsifs à base de DEET et D’ IR3535 ( cf : recommandations en fonction de la concentration de la substance active et de l’âge).

http://www.sante.gouv.fr/recommandations-d-utilisation-des-repulsifs-et-biocides-contre-les-moustiques.html

3- Les pulvérisations d’insecticides dans les habitations
La pulvérisation intra-domiciliaire (PID) consiste à appliquer un insecticide de longue durée sur les murs intérieurs des habitations afin de tuer les moustiques.

4- Traitement préventif ou chimioprophylaxie
Les personnes non immunes qui se rendent dans les zones endémiques peuvent ainsi se protéger au moyen d’une chimioprophylaxie prescrite par le médecin qui empêche le développement de la forme clinique de la maladie.

Diagnostic et traitement

Un diagnostic précoce associé à un traitement efficace du paludisme réduit l’intensité de la maladie et permettent d’éviter qu’elle atteigne un stade de gravité irréversible.

Pour le traitement, consulter votre médecin qui vous prescrira le traitement adéquat

Spot / Drogba contre le paludisme